Connaissez-vous l’effet pygmalion?

C’est le mécanisme par lequel le comportement d’une personne est influencé par ce que son entourage pense et attend d’elle.

Dans les années 60, Robert Rosenthal, un psychologue américain réalise une expérience en concertation avec Lenore Jacobson une directrice d’école défavorisée de San Francisco dans laquelle de nombreux élèves étaient en situation d’échec.

L’expérience consistait à découvrir s’il était possible d’aider un élève à progresser en modifiant les attentes de son professeur.

Dès la rentrée scolaire, ils font passer des tests de Q.I. à tous les enfants.

Ils vont envoyer les résultats des tests aux professeurs en faisant croire que c’était une erreur de transmission de courrier. Mais les professeurs ont pris connaissance de ces résultats sans se douter de la supercherie. Ces résultats ne sont pas réellement ceux du test de QI.

Rosenthal et Jacobson ont sélectionné au hasard cinq enfants par classe, et ont fait croire aux professeurs que ces enfants avaient eu d’excellents résultats au test, et qu’on pouvait s’attendre à ce qu’ils fassent des progrès très importants au cours de l’année.

A la fin de l’année scolaire, ils refont passer un test de QI à tous les élèves pour comparer les résultats des élèves dits normaux et ceux des élèves désignés comme prometteurs.

Le résultat de l’expérience démontre que les 20 % d’enfants surévalués ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test de QI.

C’est ce qu’on appelle l’effet pygmalion : le regard de l’enseignant sur l’enfant a changé et l’enfant va vraiment réaliser ce pour quoi on le croit capable ! En pensant que l’élève avait un fort potentiel, l’enseignant a changé son attitude vis-à-vis de lui et l’a influencé de telle sorte qu’il a effectivement acquis ce potentiel.

Isabelle Filliozat, psychothérapeute française, a écrit dans son livre « Fais-toi confiance » : « on nomme « effet pygmalion » cette tendance à se conformer inconsciemment à l’image que l’autre a de nous ».

Moi je pense que cette expérience vaut aussi pour l’influence des parents. Si un parent montre à son enfant qu’il croit en lui, en ses capacités, il sera confiant et réussira.

A contrario, si un parent répète à son enfant qu’il est nul, feignant ou bête, il pensera qu’il est incapable de réussir ou s’il lui dit qu’il est maladroit, il aura tendance à l’être. On appelle d’ailleurs cela l’effet Golem.

Donc ne dévalorisez ni votre enfant ni ses résultats. Apprenez-lui que l’échec est une étape nécessaire dans le processus d’apprentissage. Dites-lui le plus souvent possible que vous êtes fier(e) de lui et que vous pensez qu’il est capable de réussir cet exercice qui lui paraît insurmontable.

Enfin,  récompensez et valorisez ses progrès aussi petits soient-ils.

1 Commentaire

  1. Bella

    Bien dit, merci pour le rappel

    Réponse

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